dimanche 7 août 2016

Dimanche 19 mai 2002 : Les tours de Merle – St-Julien-le-Pèlerin.

Retour pour 11h en camping-car sur le site avec Viviane.

Oscar s’étonne : je ne l’emmène pas.
Je descends vers l’entrée du site. Extraordinaire place-forte de châteaux forts postés côte à côte sur un éperon rocheux surplombant un méandre de la Maronne, les ruines des tours de Merle, impressionnantes et altières, émergent de la forêt dans une atmosphère irréelle.
Au XIVe siècle, la citadelle se composait de sept châteaux groupés en trois ensembles qui surmontaient un village de 25 maisons. Les lieux comptèrent jusqu’à 2000 soldats et paysans. L’avènement de l’artillerie qui permettait d’attaquer la place depuis les hauteurs environnantes, sonna le glas de ce type de camp retranché.
Ceinturé d’une enceinte médiévale en bois, l’écosite reconstitué est fermé ce matin. Pour l’avoir déjà visité, je ne m’attarde pas.  


Je remonte vers la route qui domine les gorges de la Maronne. J’atteins le plateau, non sans avoir accompli un large détour sur la route avant de retrouver mon chemin. Le parcours gagne le Vieux Bourg, où subsistent les ruines d’une église. Une petite route serpente entre prés et pâtures, traverse quelques hameaux. Le soleil est agréable. Après Sermus, un chemin s’engage au milieu des prés où fleurissent véroniques, marguerites, trèfles, renoncules… Il gagne le rebord du plateau ; à partir de là, il redescend par un sentier en lacets vers la Maronne sous les châtaigniers, les chênes, les hêtres ou les charmes.

La rivière tumultueuse se fraie un passage dans un vallon sauvage et boisé. Le sentier mène jusqu’au bord de l’eau. On voit qu’il continue sur l’autre rive. Seulement voilà, il faut passer ! Après avoir cherché pendant vingt minutes s’il n’existe pas un gué plus facile, je me décide à traverser.
Le courant est puissant ; je préfère garder pantalon et chaussures pour éviter de glisser. Au milieu de la rivière, l’eau monte jusqu’à mi-cuisse. Je reprends pied sur la rive gauche, à la confluence avec le ruisseau de la Bedaine, à la limite du Cantal. Je suis trempé, mes pieds flottent dans les chaussures.
Je m’éloigne de la rivière, je longe un moment les bords du ruisseau. Puis le sentier s’élève brusquement en lacets, remonte sur un plateau, et de bosquets en prairies gagne Courqueux, un hameau de la Xaintrie noire aux ruelles étroites où je retrouve Viviane.
Nous mangeons dans le Boxer aux abords d’un cimetière.
L’après-midi, je repars, cette fois avec Oscar, les pieds au sec après avoir changé de chaussettes ! Nous contournons Goulles et poursuivons sur route, à travers la campagne, pendant plusieurs kilomètres. Le sentier s’oriente globalement à l’ouest. On arrive à l’entrée de St-Julien-le-Pèlerin où l’on retrouve Viviane.

Nous rentrons pour la soirée à Argentat.

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