dimanche 7 août 2016

Dimanche 6 janvier 2002 : Turenne – Collonges-la-Rouge.

Turenne (270 m), origine du GR 480 : on la voit de loin, cette petite ville perchée sur un éperon, au rebord du causse corrézien, avec ses deux tours qui dominent les toits gris de lauzes et d’ardoises.
Repaire gaulois puis oppidum romain, vicomté depuis le Moyen Age, ce fut un des grands fiefs de la France du XIVe siècle, rendu célèbre par le bouillant maréchal de France du même nom au XVIIe siècle.
Je commence à marcher à 11h15 avec notre chien Oscar, dans une rue bordée d’imposantes et élégantes maisons de granite des XVIe et XVIIe siècles. Contournant la base du château-fort, le GR s’éloigne vers l’est dans la campagne.
C’est l’hiver en Limousin. Un froid sec, un grand soleil et le givre sur les arbres et dans les prairies.
Oscar se roule dans les prés gelés.
Le sentier descend vers l’ancien moulin de Chanteranne, dans le vallon du ruisseau de la Tourmente qu’il franchit sur un petit pont. Puis il se poursuit vers des prés et des bois. Un chasseur me siffle. Il y a une battue dans le coin. Diable, ça commence bien ! Je rappelle le chien mais je continue mon chemin.
On traverse le hameau des Treilles et, par une petite route, on débouche sur les toits gris de Ligneyrac, de lauzes et d’ardoises comme partout en Corrèze. Viviane nous y attend à 12h30, dans notre nouveau fourgon Boxer aménagé en camping-car.
Nous mangeons ensemble, au milieu des champs, sur la colline dominant le village. La température est maintenant très agréable et le soleil toujours aussi brillant.
Je repars avec le chien à 14h, par monts et par vaux. Petites routes ou chemins agricoles au milieu des enclos des pâtures.
Après un petit col à 287 m d’altitude, on se dirige vers le bassin de Meyssac. Ici le bas pays corrézien prend des couleurs originales, car le sol est constitué de terres et de grès rouges. Par le hameau de Hautefort, on arrive à Collonges-la-Rouge. Viviane nous attend au bord de la route à 15h45.

Nous visitons ensemble le village. Parcours dans les étroites ruelles, entre maisons et tours roses coiffées de lauzes bleues. La « ville aux 25 tours » s’est développée à partir du VIIIe siècle mais prospéra au XVIe quand les notables de la vicomté de Turenne y établirent leur résidence. Son activité déclina au XIXe siècle au profit de Meyssac, voisine et concurrente.
La ville est presque déserte à cette époque, sans les meutes estivales. La circulation des voitures y est bannie. Le soleil se couche sur le bourg et le clocher roman limousin de son église, dans une chaude luminosité. Sublime !

Nous rejoignons le Boxer et nous rentrons à Argentat.

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