dimanche 7 août 2016

Jeudi 15 août 2002 : Pont de Coudert – moulin de Fournet.

Jour férié.
A 10h, je reprends avec Oscar le parcours du GR 46 commun avec le GRP, longeant la voie ferrée.
On passe devant un ancien four à chaux puis on entre en forêt.
Brusquement, au franchissement du  ruisseau de la Couze, le tintamarre des cigales…
On atteint les pertes de la Couze : phénomène karstique, le ruisseau s’enfonce en un parcours souterrain pour ressurgir plus loin au gouffre du Blagour. C’est ainsi que la vallée de la Couze est devenue « sèche » en amont de ce gouffre.
Passant sous la voie ferrée, on arrive en fond de vallée : boisement frais, sombre et dense, lierres, mousses, fougères scolopendres. Bientôt surgissent les imposantes falaises de la Côte Pelée. Le site est protégé par un arrêté de protection de biotope. Près de 140 ha de pelouses calcaires, de prairies de fauche, de falaises et de bois sont à l’abri de tout grand bouleversement : carrières, décharges, écobuage, défrichement.
On traverse la vallée dans une prairie. Contraste climatique et écologique : chicorée sur le sentier, prunelliers, mais aussi origan et thym, chênes pubescents, prairies sèches et caillouteuses… Le chemin atteint le gouffre du Blagour où ressurgit à l’air libre la Couze.
On débouche au Soulier, un hameau de Chasteaux, à l’extrémité du lac du Causse, le plus vaste plan d’eau artificiel de Corrèze. On longe le lac par sa rive nord en direction de Lissac-sur-Couze : importantes infrastructures touristiques. Au centre du village, on abandonne le GR 46 pour suivre maintenant le propre balisage jaune et rouge du GRP. 

Oscar et moi descendons vers la base de loisirs qui commence à se peupler. Inévitables toboggans bleus !
La promenade le long de la rive est assez agréable. Avis partagé par Oscar qui plonge avec délice dans le lac. Le sentier bifurque, côtoie un camping et monte vers le plateau.
Après deux kilomètres de côte, le GRP atteint les monts du causse et serpente au milieu de pelouses sèches où tous les clichés du paysage limousin disparaissent. La lumière devient méridionale, et surtout le soleil cogne. On atteint 305 m d’altitude au puy de Fournet.
Alors on descend vers le hameau de Fournet où on retrouve Viviane à 13h10. Vite, de l’eau fraîche pour Oscar ! On monte dans le fourgon avec lequel on emprunte une petite route goudronnée, suivant toujours le balisage du GRP. On retrouve la vallée de la Couze, au débouché ouest du lac, à hauteur du moulin de Fournet.

 On retourne à Chasteaux. On va passer l’après-midi à l’ombre au bord de la Couze, à l’extrémité du lac.

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