dimanche 7 août 2016

Samedi 9 février 2002 : La Borderie – la Broquerie.

Ce matin, le petit croisement est en plein brouillard.
Je m’éloigne dans l’humidité ambiante avec Oscar sur des chemins de campagne. Dans les haies, les chatons retombants des noisetiers se balancent nonchalamment.
On entre en forêt. On atteint le ruisseau d’Orgues, Oscar se jette à l’eau. On passe devant les ruines du moulin de Jassoux ; on arrive au moulin de Nicolas, rénové, dans un beau cadre sauvage. Des ajoncs d’Europe esquissent quelques fleurs jaunes. On monte vers les maisons en granite du hameau d’Argueyrolles. Sur route, on poursuit dans les prairies. A la Lèbre, Oscar rencontre deux labradors joueurs. Petite pause. Plus loin, à hauteur d’un réservoir, nous traversons une route.

Ici le GR 480 est en cours de révision par le comité départemental de la Randonnée Pédestre. Le parcours inscrit sur les cartes au 25000ème n’est plus considéré comme étant le GR qui, lui, se dirige vers Mercœur. Néanmoins, comme Viviane m’attend en fonction du tracé, je vais suivre le parcours d’origine.
On continue sur un large chemin. Longeant des champs, Oscar juge nécessaire d’aller se rouler dans les fumures récemment épandues. Répugnant !
Le parcours atteint 551 m d’altitude. A Combalier, on retrouve Viviane. On va retourner manger dans le fourgon sur le chemin d’où nous provenons, derrière un bosquet.
L’après-midi, ciel plombé. Je repars seul.
Me voyant la carte à la main, un agriculteur m’interpelle, arrête son tracteur. « Vous n’êtes pas du coin ? – Ben non, je suis le nouveau patron des facteurs du secteur !» etc. On discute vingt minutes.
Peu avant Billoux, je bifurque dans les champs. D’anciennes marques non effacées subsistent encore. Je traverse La Chapelle-St-Géraud. L’église au chevet roman est ornée de remarquables modillons. A travers les prairies closes de barbelés que nettoient les moutons de race limousine, j’arrive au puy des Gouttes (une simple croix). Sur petite route bitumée, je poursuis vers le hameau de Dalmazane, en rebord du plateau.
Puis c’est la descente vers la vallée. A Gramont, hameau perché en éperon, je reçois un coup de fil sur le téléphone portable. Viviane s’inquiète. J’arrive ! Franchissant le pont sur la Maronne, je la retrouve au lieu-dit la Broquerie, en aval du barrage de Hautefage.

Nous ne sommes qu’à 7 km d’Argentat. Nous rentrons passer la soirée et la nuit chez nous.

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