dimanche 7 août 2016

Samedi 8 mai 2004 : Eglise de Sembas – Agen.

Au matin, nous sommes devant l’église de Sembas. Le temps est instable. Malgré le soleil épisodique, un vent froid nous contraint à rester couverts.
Isolée sur une hauteur au milieu de quelques maisons, l’église est romane, avec des baies remaniées au XVe siècle. Nous en faisons le tour ; elle est malheureusement fermée. Viviane me laisse sur place.
Je reprends mon parcours et je descends dans la vallée du ruisseau de Rozéri. Je franchis la barrière d’une propriété privée. Il me faut passer à gué le ruisseau. Ce n’est pas une mince affaire ! Le chemin est très boueux, la terre imbibée. Je remonte sur l’autre versant, quitte la propriété. La boue s’est amoncelée sous les chaussures alourdies. Alternance ondées – soleil. Je m’abrite sous les chênes.
Le GR 652 atteint le château de Lavedan, passe entre les bâtiments d’exploitation. Il laisse à gauche l’église de Marsac (XIIe) dédiée au culte de St Jacques, se poursuit parmi les bosquets et les champs de seigle. Une maison de style Renaissance laisse admirer un pigeonnier.
Le GR se poursuit de serres en serres, ces faisceaux de lanières fertiles orientées nord-est – sud-ouest, en une alternance de vallées et d’étroits lambeaux de plateaux parallèles au contraste net.
Je passe ainsi à la ferme de Bourran ; je chemine par hameaux et bosquets, arpentant les serres jusqu’à Doulougnac. Je côtoie aussi des serres de cultures. Rien à voir avec le nom du pays de Serres ! A l’église, je m’engage dans un chemin sinueux qui descend dans la vallée du Bourbon : point de rendez-vous prévu.
Je téléphone à Viviane qui m’attend par erreur au château de Madaillan. Deux brocards (chevreuils mâles) attirent mon attention : pratiquant une large boucle dans les prés, ils débouchent sur la route  tout près de moi, affolés, s’engagent dans un champ de blé, disparaissent… Viviane me rejoint. Nous remontons au parking du château où elle m’attendait.

L’après-midi je progresse sur le sentier, de serres en serres, par des vergers de pruniers, des bois, des haies. Un moulin à vent sur une crête à proximité de Monbran sert de repère. Plus loin le GR longe une propriété qui appartint au XVIe siècle à Jules-César Scaliger, savant italien que l’agrément du site et la grâce de sa femme fixèrent à Agen.
Le GR 652 monte vers l’ancien site fortifié de la ville gauloise d’Aginnum, capitale des Nitiobriges. Il n’en reste rien. Je traverse le plateau, zone pavillonnaire, et j’atteins le site de l’Ermitage qui domine la ville d’Agen. Je descends en ville. Viviane et Oscar me rencontrent en chemin. Nous gagnons à 17h30 le bord du canal. 

Nous passons la soirée au camping « le Moulin de Mellet » à Saint-Hilaire-de-Lusignan, à l'ouest d'Agen.

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