dimanche 7 août 2016

Samedi 25 janvier 2003 : Laroquebrou – gare de Lamativie.

Arrivés la veille en Boxer, Viviane et moi (avec Oscar) avons passé la nuit dans le camping-car près de Laroquebrou, sur une portion de route désaffectée.

Le GR 652 débute à la gare de Laroquebrou (Cantal), au bord de la Cère.
Affluent rive gauche de la Dordogne, la Cère naît au cœur de l'Auvergne, au pied du Plomb du Cantal. A la sortie du massif volcanique, la rivière tumultueuse s'encaisse profondément dans des micaschistes et des granulites dont les affleurements parsèment le chemin.

Je commence à marcher à 9h50.
A la sortie de Laroquebrou, le GR 652 chemine à flanc sur la rive gauche de la rivière dans des gorges sauvages, côtoyant une petite ligne de chemin de fer qui se fraie un passage entre la paroi et le cours d’eau. Ce versant est à l’ombre, la végétation est blanche de givre. De nombreux tunnels permettent le passage de la voie ferrée, accentuant l’impression sauvage des lieux. Le sentier escalade et franchit les ouvrages.
Je parviens à une cascade qui coupe le chemin et dévale vers la rivière. Sous cette cascade, la passerelle est détruite et les pierres dans le lit du torrent sont couvertes de glace. Que faire ? J’ai le choix entre m’agripper à la rambarde vermoulue au risque d’être entraîné, ou passer à gué sur les pierres au risque de glisser. Je choisis la deuxième solution, m’agrippant à quatre pattes aux rochers verglacés. Plus question de faire demi-tour…
Le sentier, altier, est aménagé par de nombreuses passerelles, certaines vertigineuses. Il enjambe par la forêt de nombreux tunnels (Aulhac, Lasbrairies…).
J’atteins la gare de Siran, ancienne halte de la ligne de chemin de fer, maintenant abandonnée. Etrange endroit : gare d’un village situé à plus de 4 km de là, les voyageurs devaient emprunter un chemin escarpé non carrossable pour rejoindre Siran au sud (ancienne origine du GR 652).
Le sentier traverse la Cère par une passerelle et atteint la rive droite. Le GR se retrouve maintenant en Corrèze. Ce versant est ensoleillé. Il doit être midi et demi. Je m’arrête un instant pour manger une orange. 
Au delà de la halte de Siran, le GR emprunte une piste de service à flanc de montagne, longeant une conduite forcée souterraine. De nombreuses galeries creusées sous la conduite débouchent sur le sentier. En bas, le passage de la micheline SNCF qui se dirige vers Laval rompt le silence forestier.
Le GR chemine pendant 10 km sur le versant corrézien  dans une forêt de hêtres, de chênes accompagnés de leurs commensaux, les charmes et les bouleaux. Le sentier s’élève à 400 m d’altitude et retrouve les châtaigniers. La vallée se fait plus lointaine ; la micheline revient.
J’arrive en deux heures aux ouvrages de la conduite forcée alimentant une centrale électrique. Dans la vallée, on aperçoit la gare de Lamativie, enserrée dans son manteau de givre, sur l’ubac, toujours à l’ombre. Par la route, je gagne le pont sur la Cère, au fond des gorges.
Il est 15h. Viviane m’attend dans le fourgon à la jonction avec le GR 480 (sentier Dordogne, Cère et Maronne) qui se termine ici. Le soleil a disparu. Il commence à faire froid. Nous mangeons sur place à l’intérieur du camping-car.

Nous partons ensuite faire un tour dans le Lot.
Nous nous arrêterons en forêt, près d’un col, pour la soirée et la nuit.

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